"Joli garçon, joli garçon, ou peut être vais-je t'appeler joli Boy, parce que ça fait plus anglais, plus amusant, plus rock et parce que de toute façon je préfère l'Angleterre, joli Boy, tu avais promis de ne pas m'oublier, et puis tu m'envoyais des fleurs, et c'était chouette, mais je ne comprends pas, pourquoi? qu'est-ce que tu vas faire maintenant? Tu as ramassé ta jolie veste, ta chemise blanche et ton gilet bleu marine, on disait de toi que tu étais trop bourge pour être crédible. Oui mais, ce que les gens ne savaient pas, c'est que tu leur envoyait des méchants coup de pieds chaussés de Doc Marten's. Comme quoi, t'étais pas si bourge que ça. J'ai d'abord pensé à un truc con, des cigarettes ou une bouteille de whisky, mais en fait, je m'en suis rendue compte un peu tard, ce n'était pas ça. Tu avais juste foutu le camp, avec tes fleurs, tes doc marten's et tes gilets bleu marine. Avec juste une petite carte rédigée en espagnol, forcément, c'était ta langue. Donc je ne raconte pas n'importe quoi, tu me l'avais bien dit, et puis ton prénom était espagnol aussi. Ca m'énerve de pense à toi, merde à la fin! Oh et puis ta sale tronche pleine de sourires et d'yeux bleus, tu peux aller la trimballer où tu veux, je ferais comme si je n'en avais rien à faire. Ah, ça te faisait bien rire, hein, de me regarder comme ça, de me dire que si je devais rentrer tôt, c'était parce que j'étais trop jeune, que mes parents tenaient à moi, et puis que c'était normal, ce serait con de perdre quelqu'un comme moi. Joli boy, joli garçon, bonito chico? je ne sais plus comment t'appeler, tu as foutu le camp, c'est tout, je vois mal ce qu'on pourrait rajouter, tes fleurs ont depuis longtemps fané. Tes yeux bleus sont devenus noirs, ta pensée est pleine de culpabilité, mais c'est bien fait, maintenant je sortirai plus tard."